Comment je suis devenue masseuse tantrique : un chemin qui s’est imposé naturellement
Dernière mise à jour : 29 août
Je pourrais dire que j’ai choisi de devenir masseuse tantrique.
Mais, en réalité, j’ai plutôt le sentiment que cette voie s’est imposée à moi naturellement.
Quand je regarde mon parcours aujourd’hui, beaucoup de choses prennent leur place : mes vingt années de yoga, la méditation, mon chemin personnel, ma pratique de thérapeute psycho-corporelle, mon rapport au corps, à l’écoute et à la présence… mais aussi ma vie de femme, de compagne et de mère.
Et surtout, une conviction qui s’est construite au fil des années : nous avons profondément besoin de réapprendre à habiter notre corps, à ressentir, à ralentir et à être en relation autrement.
Le Tantra n’est pas arrivé par hasard
Je suis en couple depuis de nombreuses années, dans une relation qui repose sur la confiance, le respect et un équilibre familial auquel je suis profondément attachée.
C’est important pour moi de le préciser, parce que devenir masseuse tantrique peut susciter beaucoup de projections.
On peut imaginer que cette activité serait née d'un manque dans ma vie intime, d'une recherche de liberté sexuelle, ou d'une difficulté dans mon couple.
C'est tout l'inverse.
C'est justement parce que je connais la solidité d'une relation fondée sur la confiance et le respect que j'ai pu rencontrer le Tantra autrement.
Après vingt années de yoga et de méditation, puis à travers mon travail de thérapeute psycho-corporelle, j'ai progressivement compris combien le corps sait parfois ce que les mots ne savent pas encore dire.
Le corps garde.
Le corps protège.
Le corps se contracte.
Le corps se coupe parfois de ses sensations.
Mais le corps peut aussi retrouver de la sécurité, de la sensibilité et de la présence.
C'est là que le Tantra est devenu, pour moi, une évidence.
Et puis il y a la santé masculine
J'ai toujours eu une facilité particulière à parler avec les hommes.
Simplement.
Directement.
Avec bienveillance.
Sans ambiguïté.
Je peux être en présence d'un homme sans avoir besoin de jouer un rôle, de séduire, de me protéger ou de le juger. Et, au fil des rencontres, j'ai entendu beaucoup de choses.
Des hommes qui ont appris très tôt qu'il ne fallait pas montrer leurs émotions.
« Ne pleure pas. »
« Sois fort. »
« Prends sur toi. »
« Sois un homme. »
Des hommes qui ont appris à fonctionner, à travailler, à assurer, à protéger, à réussir.
Mais pas toujours à ressentir.
Pas toujours à demander de l'aide.
Pas toujours à dire qu'ils ont peur.
Qu'ils se sentent seuls.
Qu'ils doutent.
Qu'ils sont épuisés.
Qu'ils ont besoin d'affection.
Qu'ils ne savent plus très bien comment être en relation avec leur propre corps.
Et parfois, derrière une demande qui semble sexuelle, il y a autre chose.
Une immense fatigue.
Un besoin de contact.
Une envie d'être accueilli sans jugement.
Une difficulté à faire confiance.
Un besoin de se reconnecter à ses sensations.
Ou simplement l'envie de pouvoir, pendant un moment, déposer l'armure.
Revenir au corps plutôt qu'à la performance
Dans un massage tantrique, il ne s'agit pas de performance.
Il ne s'agit pas de réussir quelque chose.
Il ne s'agit pas non plus de chercher systématiquement l'orgasme.
Il s'agit de ralentir.
De respirer.
De ressentir.
D'écouter.
De découvrir ce qui se passe lorsque l'on cesse, pour un moment, de vouloir obtenir quelque chose de son corps.
Pour certains hommes, cette expérience peut être déstabilisante.
Parce qu'elle propose une autre relation à la masculinité.
Une masculinité qui n'a pas besoin d'être constamment dans le contrôle.
Une masculinité qui peut être sensible sans être faible.
Une masculinité qui peut recevoir.
Une masculinité qui peut dire oui, non, je ne sais pas, j'ai peur, j'aime ça, je n'aime pas ça.
Une masculinité qui peut simplement être là.
Offrir un espace où l'on peut déposer l'armure
C'est finalement cela que j'ai envie d'offrir.
Pas une thérapie.
Pas une consultation psychologique.
Pas une promesse de guérison.
Et certainement pas une réponse à toutes les souffrances.
Mais un espace.
Un espace d'écoute profonde.
Un espace de présence.
Un espace où le corps n'est pas jugé.
Un espace où l'on peut ralentir.
Un espace où un homme peut être accueilli dans sa sensibilité sans que celle-ci soit immédiatement interprétée comme une faiblesse.
Un espace où il peut expérimenter une autre façon d'être en relation avec lui-même.
Et peut-être repartir avec quelque chose de très simple : une sensation plus claire de ce qu'il ressent, de ce qu'il veut et de ce qui lui fait du bien.
Alors, pourquoi suis-je devenue masseuse tantrique ?
Parce que tout mon parcours m'y a conduite.
Vingt années de yoga.
La méditation.
Le travail corporel.
Mon expérience de thérapeute psycho-corporelle.
Ma vie de femme et de compagne.
Ma facilité à rencontrer les hommes dans une relation simple et sans ambiguïté.
Les histoires que j'ai entendues.
Les fragilités que j'ai rencontrées.
Les questions autour de la santé et la sexualité sacrée.
Et surtout cette intuition de plus en plus forte qu'il existe aujourd'hui un besoin immense d'espaces où l'on puisse simplement être.
Je n'ai donc pas vraiment l'impression d'avoir changé de métier.
J'ai plutôt l'impression d'avoir continué mon chemin.
Le massage tantrique est devenu une manière supplémentaire de mettre au service des autres ce que j'ai appris : la présence authentique, l'écoute vraie, le respect des limites, la conscience corporelle et la bienveillance.
Je reçois aussi les femmes en séance ... et j'accompagne également les couples, voir mon site internet.
Sahridaya - Tantra Douceur Cachemire




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