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Slow food, life & ... slow sex !

En Italie, j'ai retrouvé le goût de la lenteur… et celui d'une sexualité plus vivante


Je suis en vacances en Italie, mon pays de cœur.

La patrie de la vita lenta, du dolce far niente et de la dolce vita. Ici, les valeurs de la famille et du partage sont profondément ancrées. Les enfants sont choyés, les repas s'éternisent, les places des villages résonnent de rires et de conversations. Depuis des millénaires, ce pays célèbre la vie sous toutes ses formes.


L'Italie cultive le beau avec une élégance presque naturelle : dans la mode, dans les vêtements, dans l'architecture, dans l'art de dresser une table ou de préparer un simple café.

Et puis il y a cette langue… Sa musicalité me procure de véritables orgasmes auditifs. Les Italiens savent mettre leurs émotions en musique comme personne. Leurs canzoni d'amore parlent de désir, de nostalgie, de passion, avec une intensité qui touche le cœur.


Les femmes voluptueuses y sont célébrées comme des déesses. Sophia Loren en est l'incarnation mythique, mais elle n'est pas la seule à avoir porté cette vision d'une féminité libre, sensuelle et assumée.


Ce n'est sans doute pas un hasard si c'est en Italie qu'est né le mouvement Slow Food, fondé par Carlo Petrini pour défendre le plaisir de manger, les produits locaux et le temps retrouvé face à l'accélération de nos vies. Plus qu'un mouvement gastronomique, c'est une véritable philosophie de la slow life.

Alors une question me traverse en sirotant mon espresso : est-ce les Italiens qui ont aussi inventé… le slow sex ?

 

En ce moment, j'écoute avec bonheur un épisode du podcast de Fabrice Midal, dans lequel il reçoit la sexologue Margot Fried Filliozat, auteure du livre L'Intelligence intime. Une phrase m'a particulièrement frappée :

« Ne pas aimer le mauvais sexe, c'est normal. »

Quelle libération !


Nous avons grandi avec un scénario sexuel presque automatique : un baiser, quelques préliminaires souvent écourtés, la pénétration, l'orgasme attendu… Rideau.

Une sexualité "métro-boulot-dodo".

Du fast sex.


À l'image de notre société, nous consommons parfois le sexe comme nous consommons tout le reste : vite, efficacement, avec l'idée plus ou moins consciente qu'il faudrait réussir sa performance.

Et paradoxalement, notre époque se croit plus libre que jamais. Lingerie sophistiquée, sextoys, films pornographiques, applications de rencontre, multiplication des expériences… Mais sommes-nous vraiment plus libres ?

Ou sommes-nous parfois devenus dépendants de stimulations extérieures pour ressentir du plaisir ?

Certaines personnes finissent par croire qu'elles ne peuvent plus jouir sans accessoires, sans scénario particulier ou sans intensité toujours plus forte.


Pourtant, notre corps est un trésor de sensations.

Encore faut-il accepter de ralentir pour l'habiter pleinement.

Nous parlons souvent de développer nos cinq sens, mais nous oublions nos sensations intéroceptives : cette capacité à percevoir ce qui se passe à l'intérieur de nous, notre respiration, nos battements de cœur, les frissons, les tensions, les élans subtils du désir.

Comme le rappelle Fabrice Midal :


« La plupart des gens, quand ils rencontrent un problème de sexualité, cherchent des solutions extérieures pour augmenter la performance, au lieu de découvrir le vrai chemin qui passe par la sensation, la rencontre avec soi, avec l'autre et avec son véritable désir. »


Cette phrase résume peut-être tout.

Deux visions de la sexualité s'opposent.

Une sexualité de performance.

Et une sexualité de présence.

La première cherche à faire.

La seconde apprend à ressentir.

La première poursuit un objectif.

La seconde ouvre un espace de rencontre.


La jouissance n'est plus une ligne d'arrivée. Elle devient une conséquence possible d'une présence profonde, d'une extase tranquille, d'une joie partagée.


Dans cette perspective, le massage tantrique prend tout son sens.

Il n'est pas une technique destinée à améliorer les performances sexuelles.

Il est une éducation à la présence.

Une éducation au désir.

Une invitation à découvrir ses préférences, ses limites, ses élans, son langage corporel.

À écouter son corps avant de chercher à le stimuler.

À honorer le plaisir plutôt qu'à le produire.


Finalement, je me demande si la véritable dolce vita, la douceur de vivre, ne commence pas là.

Dans cette capacité à ralentir.

À savourer.

À sentir.

À aimer sans objectif.

En Italie, on prend le temps de cuisiner, de partager un repas, de marcher dans les ruelles, de contempler un coucher de soleil.

Et si nous apprenions aussi à aimer ainsi ? A faire l'amour ainsi ?

Avec lenteur.

Avec présence.

Avec tous nos sens.


Peut-être que le véritable luxe de notre époque n'est plus d'aller plus vite.

Mais de savoir ralentir suffisamment pour sentir que nous sommes vivants.



L'intelligence intime : pour une sexualité heureuse : https://www.youtube.com/watch?v=2RY2fJJGO3I


Con amore incondizionato …

Sahridaya – Tantra Douceur Cachemire

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